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La vie de tes enfants sur Facebook : pourquoi on s’en fout

La vie de tes enfants sur Facebook : pourquoi on s’en fout

Sans vouloir refroidir ton enthousiasme et ta fierté, l’enseignant de Louis n’avait pas d’autre option que de le faire passer en classe supérieure. En effet, le redoublement coûte à l’Etat deux milliards d’euros par an. Alors tu penses bien que même si ton « bebé » ne faisait pas la différence entre une poule et un arbre, […]

Sans vouloir refroidir ton enthousiasme et ta fierté, l’enseignant de Louis n’avait pas d’autre option que de le faire passer en classe supérieure. En effet, le redoublement coûte à l’Etat deux milliards d’euros par an. Alors tu penses bien que même si ton « bebé » ne faisait pas la différence entre une poule et un arbre, il irait quand même en CP à la rentrée.

Toujours sur le thème de la réussite scolaire, ce type de statut Facebook est plus rare :

L’école est d’ailleurs une source inépuisable de conversations sur Facebook.

Un rendez-vous chez l’opticien pour la maîtresse d’accord, mais nous te conseillons de notre côté un bilan chez l’orthophoniste. Autre classique du statut Facebook concernant les enfants : La fête des mères. L’occasion rêvée de publier les bouses infâmes fabriquées à l’école. 

Refaisons l’histoire de la fabrication de ce cadeau des fêtes des mères. Sa conception a fait chier :

  • les enseignants, ATSEM et AVS qui ont passé des soirées à peindre des pots de fleurs ou coudre des chaussettes trouées.
  • les enfants eux-mêmes qui se foutent complètement de coller des gommettes sur du bristol et qui préféreraient jouer avec les tricycles dans la cour.
  • les animateurs du périscolaire qui n’ont pas une thune pour bosser et qui ont du mendier dans la rue pour acheter trois feutres et deux trombones.

Alors par pitié, cessons la publication sur Facebook de ces boites à bijoux dégueulasses. Et d’ailleurs à propos d’esthétisme…

N’oublie jamais que ce qui est beau pour toi ne l’est pas forcément pour les autres. C’est ce que l’on appelle la subjectivité Sartrienne. Tu définis ton enfant comme « beau » parce qu’il est ta progéniture. Mais attention : ne tombe pas dans la surcharge affective. Très rapidement, ton fils ou ta fille deviendra laid et disgracieux. C’est ce qu’on appelle la subjectivité Macaulay Culkinienne.

A l’approche des grandes vacances, le pire reste malheureusement à venir. Encore moins intéressant que « Tom a terminé le sapin de Noël avec Mamie Jacqueline » ou « Romane a 39°. Elle a des diarrhées« . Dans quelques jours, nos murs Facebook seront inondés de…  

  

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