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Pierre-Michel Excel nommé ministre de l’Education nationale

Pierre-Michel Excel nommé ministre de l’Education nationale

Du changement dans la continuité.

Il nous fallait au ministère un expert de la gestion des données. Nous avons décidé de placer à sa tête un tableur Excel”. C’est en ses termes que Gabriel Attal, porte-parole du gouvernement, a annoncé hier en fin d’après-midi la nomination de Pierre-Michel Excel en tant que ministre de l’Education nationale. Exerçant jusqu’alors la fonction de tableur intégré à la suite bureautique Microsoft Office, il est le premier logiciel informatique à entrer au gouvernement.

Pierre-Michel Excel n’a aucune expérience en tant qu’enseignant et aucune connaissance avérée du monde de l’éducation : en ce sens il s’inscrit dans la continuité de son prédécesseur. En revanche, il maîtrise parfaitement les feuilles de calcul et les macros. “Je situerai mon action dans le cadre d’une école de la confiance, a déclaré le tableur Excel au sortir de la conférence de presse, mais aussi dans le cadre d’une école des tableaux croisés dynamiques.”

Dès la rentrée prochaine, Pierre-Michel Excel exigera selon la feuille de route fixée par Emmanuel Macron que les fonctionnaires lui fournissent chaque mois et pour chaque élève le nombre de fautes par dictée, la fréquence des oublis de report dans l’addition posée, la somme des majuscules oubliées par Kimberley, le classement hebdomadaire systémique des difficultés rencontrées dans le parcours de motricité. L’ensemble de ces données sera analysée par Pierre-Michel Excel qui produira ainsi un classement des meilleures écoles de France et attribuera des primes aux enseignants les plus efficients. Selon nos informations, les professeurs les moins bien notés seront sévèrement sanctionnés. Ils devraient en effet suivre un cycle de formation Villani en mathématiques.

« Pour autant, je ne souhaite pas tomber dans une lourdeur administrative qui empêcherait les enseignants d’exercer leur métier, a déclaré Pierre-Michel Excel. En effet, si la pandémie est toujours active à la rentrée de septembre, le nouveau ministre a déjà fait savoir qu’il n’exigerait plus le relevé quotidien de chaque cas dans chaque classe « puisque de toute façon, comme mon prédécesseur, je n’en tiendrai pas compte. »

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