1. Il est en général d’un format large : 21×29,7 ou 24×32. La première page est une feuille A4 sur laquelle figure un personnage en noir et blanc portant une éprouvette. Au-dessus, dans un rectangle noir, est écrit en grosses lettres évidées : cahier de sciences. En bas de cette page se trouve une ligne horizontale allant de gauche à droite, au début de laquelle il est écrit : Je m’appelle.
Tous ces détails ont leur importance : le temps d’écrire le prénom, colorier le personnage, dessiner un décor et remplir chacune des lettres en fluo jaune et rose, ça fait déjà deux séances de sciences de moins à faire.

2. Il peut également s’appeler autrement que cahier de sciences. En fonction du cycle d’apprentissage de ton enfant, il peut s’appeler : cahier de la matière et le vivant (si ton enfant est en cycle 2), ou cahier d’exploration du monde du vivant, des objets et de la matière (si ton enfant est en cycle 1), ou cahier d’investigation scientifique : de la motivation initiale à la terminaison savante (si ton enfant est avec un enseignant qui sera inspecté dans l’année, ou qui veut devenir conseiller pédagogique sciences et éducation au développement durable).

3. Il ne change pas d’année en année. Un enfant a le même cahier de sciences entre le CP et le CM2. Ceci traduit une volonté de l’équipe d’enseignants de travailler en cohérence pédagogique et de constituer une trace écrite du parcours de l’élève dans le domaine des sciences. Et puis c’est surtout qu’à 1 euro le cahier polypro 96 pages 24×32 90g., les profs ont intérêt à se refiler les cahiers de classe en classe pour faire des économies. Sinon avec quel argent vont-ils acheter des boîtes à peindre et des paillettes pour le marché de Noël ?

4. Il est la trace de l’investigation des enfants dans le domaine de la technologie et des sciences. Une démarche d’investigation consiste à poser un problème aux élèves, puis à leur demander de trouver des solutions possibles, appelées hypothèses, qui seront à vérifier une à une.
Par exemple : Comment naissent les poussins ? A partir de cette problématique, les élèves proposent des solutions, comme par exemple élever une poule ou utiliser une couveuse. Cette phase d’expérimentation permet de construire le savoir. Attention, si un élève propose de faire une césarienne à la poule, un bilan chez le psychologue scolaire est peut-être à envisager.

5. Il est complété tout au long de la scolarité par des feuilles A4, des comptes-rendus d’expérience et des dessins moches. Et même si cela peut sembler surprenant, un cahier de sciences composé essentiellement de beaux documents bien coloriés ne signifie pas pour autant que l’enseignant se passionne pour la matière. Bien au contraire. En général, cela signifie que sa séance consiste à claquer un « C’est pas sorcier » au T.N.I. puis à distribuer une photocopie qui va occuper les élèves 20 minutes. Fred and Jammy, heroes forever !

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